Comprendre le classement
Le classement récompense un palmarès, pas du volume. Voici le calcul en entier : ce qu’un match rapporte, ce qu’il coûte, et comment tout cela devient vos points.
En bref
- Une victoire rapporte des points, d’autant plus que l’adversaire gagne souvent.
- Une défaite n’en retire jamais. Elle pèse seulement sur votre régularité, le multiplicateur affiché à côté de vos points.
- Seules vos 15 plus belles victoires comptent. Les suivantes ne s’additionnent pas.
Quels matchs comptent
Les matchs publics et ceux réservés à votre cercle, dès leur enregistrement. Pas les entraînements — sans score, il n’y a pas de résultat à compter. Pas les matchs privés, pas les matchs refusés.
Tout se compte sport par sport : vos points de tennis et vos points de padel ne se mélangent jamais, et la valeur d’un adversaire se mesure sur son bilan dans ce sport-là. La vue « Tous les sports » additionne simplement les totaux de chacun.
Un match compte pendant 365 jours, puis il sort du classement. Il ne disparaît de rien d’autre : vos statistiques, votre face-à-face et votre historique le gardent pour toujours.
Ce qu’une victoire rapporte
100 points × la valeur de l’adversaire × la décote de répétition
La valeur d’un adversaire, c’est sa part de victoires dans ce sport, telle qu’elle est le jour du match — mesurée avec prudence. Un joueur que personne n’a encore vu jouer vaut 17 % : le battre rapporte peu. C’est en battant des joueurs qui ont fait leurs preuves qu’on monte vraiment.
« Avec prudence » veut dire ceci : tant qu’un joueur a peu joué, son bilan est complété par quelques matchs comptés d’avance, et plutôt perdus. Plus il joue pour de vrai, moins ce lest pèse. C’est ce qui rend inutile de se fabriquer une valeur avec un compte tout neuf.
Ce que rapporte une première victoire, selon l’adversaire :
- Un joueur que personne n’a encore vu jouer0 V · 0 D17 pts
- Un joueur qui perd plus qu’il ne gagne2 V · 8 D19 pts
- Un joueur qui gagne une fois sur deux5 V · 5 D42 pts
- Un joueur qui gagne bien plus qu’il ne perd8 V · 2 D65 pts
- Un joueur qui ne perd presque jamais45 V · 5 D86 pts
En double
Contre une paire, c’est la moyenne des deux qui compte, et les deux vainqueurs reçoivent la même chose. Battre un joueur qui gagne bien plus qu’il ne perd — 65 pts à lui seul — associé à un joueur dont on ne sait rien — 17 pts — rapporte 41 pts à chacun de vous deux.
Rebattre le même joueur rapporte de moins en moins
Chaque nouvelle victoire contre la même opposition vaut une part de la précédente : 100 %, 75 %, 50 % puis 25 %.
Le dernier palier est un plancher : il ne descend plus. La décote suit le sport — le même joueur battu ailleurs repart au plein tarif — et, en double, la paire exacte : les mêmes adversaires réunis autrement aussi.
Les deux effets se cumulent — chaque défaite fait aussi baisser sa valeur. Si vous battez cinq fois de suite le même joueur :
- Victoire n° 142 pts
- Victoire n° 229 pts
- Victoire n° 318 pts
- Victoire n° 49 pts
- Victoire n° 58 pts
Une défaite ne retire jamais de points
Vos points de victoires sont acquis. Ce qu’une défaite fait, c’est peser sur votre régularité — le multiplicateur affiché sur chaque ligne du classement, à côté de vos points.
Et toutes les défaites ne pèsent pas pareil : perdre contre un joueur fort compte pour bien moins qu’une défaite contre un joueur qu’on aurait dû battre. Une défaite pèse au minimum 50 % de ce que pèserait la pire d’entre elles. Tenter sa chance contre plus fort que soi ne coûte donc presque rien.
Ce que pèse une défaite, selon qui vous a battu :
- Un joueur qui ne perd presque jamais45 V · 5 D57 %
- Un joueur qui gagne une fois sur deux5 V · 5 D79 %
- Un joueur que personne n’a encore vu jouer0 V · 0 D92 %
Comment se fait votre total
points de victoires × régularité = vos points
Les points de victoires sont la somme de vos 15 victoires les plus rémunératrices de la période, dans ce sport. Au-delà, une victoire de plus n’ajoute rien au total — c’est ce qui empêche le volume seul de faire un champion. Comme chez les pros.
La régularité compare ce que vous gagnez à tout ce que vous jouez. Elle monte à chaque victoire, baisse à chaque défaite — et jamais jusqu’à zéro : elle multiplie vos points, elle ne les efface pas.
(vos victoires + 1) ÷ (vos victoires + le poids de vos défaites + 2)
Ce sont ces deux petits nombres qui font qu’un palmarès tout neuf ne vaut pas encore son plein prix : une seule victoire, si belle soit-elle, ne passe pas devant dix. Ils s’effacent d’eux-mêmes à mesure que vous jouez.
Trois palmarès, dans un même sport :
- Une seule victoire, contre un joueur inconnu11 pts17 × 65 %
- Dix victoires contre des joueurs à l’équilibre, aucune défaite385 pts420 × 92 %
- Les mêmes dix victoires, plus cinq défaites290 pts420 × 69 %
Les points d’un match ne bougent plus jamais
Ils sont calculés au moment où le match est enregistré, avec les bilans de ce jour-là, puis gravés. Si le joueur que vous venez de battre devient imbattable le mois suivant, vos points ne montent pas ; s’il arrête tout, ils ne baissent pas.
Un match déclaré longtemps après coup est donc valorisé avec les bilans du jour où vous le saisissez, pas de celui où vous l’avez joué.
Deux choses seulement peuvent défaire ces points. Un match refusé par un adversaire n’existe plus pour personne : il quitte le classement de tous ceux qui y jouaient. Et un match repassé en privé en sort aussi — remis en public, il revient intact, aux points qu’il valait.
Le tableau, les rangs et les filtres
Deux joueurs que rien ne sépare partagent le même rang, et le suivant reprend le compte — comme en compétition. À égalité de points, c’est le nombre de victoires qui départage, puis le match le plus récent.
Changer de portée ne recalcule rien : « Mon cercle » et un groupe gardent les points de chacun et re-classent simplement ceux qui restent. Votre total ne dépend jamais de qui le regarde.
« Matchs internes » est la seule exception : ce filtre ne compte que les parties jouées entre membres, et le plafond des victoires comme la régularité se recalculent sur cette sélection. Un total interne peut donc dépasser votre total global — avec moins de défaites au dénominateur, il y a moins à diluer.
Les joueurs de la portée qui n’ont aucun match sur la période figurent quand même au tableau, à zéro point. Il reste à les défier.
La recette pour grimper : jouez, variez les adversaires, visez plus fort que vous.
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